25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 14:54

Il y a tous ces romans qui m'ont profondément marqués... je vais vous livrer la première phrase de chacun d'eux, ou bien les premières phrases, selon... Pour certains d'entre eux, l'intérêt est piqué dès les premiers mots, pour d'autres il faut lire la première page en entier (à vous d'aller lire, je ne vais pas tout recopier...) mais il y a aussi ceux dans lesquels l'attrait survient bien plus tard, au moment même où on commençait à se lasser. Et là, impossible décrocher du roman ! Je vais essayer de ne pas en oublier et je vous donne rendez vous pour un prochain article où je listerai les dernières phrases des dits romans.

 

 

" L'histoire des Six-Duchés se confond nécessairement avec celle de leur famille régnante, les Loinvoyant. "

L'Assassin royal, I, Robin Hobb

 

" Je cesse de regarder fixement par le hublot et me penche pour jeter un coup d’œil à mon fils, dans le siège à coté de moi. Il n'y a rien à voir dehors, de toute façon. A l'extérieur du hublot ovale, la nuit sidéral défile en silence. Le ciel est couvert et seules, quelques étoiles sont visibles. Rien qui puisse empêcher mon esprit de tourner en rond. "

Le Dieu dans l'ombre, même auteure

 

" La table était froide et dure sous son dos. Métal. Acier inoxydable brillant. Et il était nu, à part une chemise d'hôpital en papier bleu qui ne lui descendait qu'à mi-cuisse. "

Alien Earth, idem

 

" Je garde nettement le souvenir de la première fois où j'ai vu opérer la magie des Plaines. "

Le soldat chamane, I, toujours pareil

 

" Dans un trou vivait un hobbit.

Ce n'était pas un trou déplaisant, sale et humide, rempli de bouts de vers et d'une atmosphère suintante, non plus qu'un trou sec, nu, sablonneux, sans rien pour s'asseoir ni sur quoi manger : c'était un trou de hobbit, ce qui implique le confort. "

Bilbo le hobbit, J.R.R. Tolkien

 

" Quand monsieur Blibon Sacquet, de Cul-de-Sac, annonça qu'il donnerait à l'occasion de son undécante-unième anniversaire une réception d'une magnificience particulière, une grande excitation régna dans Hobbite-bourg, et toute la ville en parla. "

Le Seigneur des anneaux, la Communauté de l'anneau, même auteur évidemment

 

 

    '                        ,                         ,    «     -       ».
                          ,                          ,      '                       ,      '         ,      '      .
                   ,               ,                              .

       '        fu      it    ,    pur                 ,    «      fou    ».
                os                     stance         , jus  '               bi   le , jus  'au vivant,             .
                   , le     mme lié, poussi    e    r  e          .

      l'or gi e fut    vitesse,           ve  nt furtif,    « vent-fou    ».
         le cosmos         , prit    s   a       forme,           lente        table ,          vivant, jus  '  vous.
    Bien      à toi,      homme lié, pouss     e          vite    .

      l'origine fu        s e, le pur  ouve       rt  ,    «  en  foudre ».
    Puis le cosmos         ,      consista            , jusqu'aux        s     table ,      'au viva t, jusqu'à vous.
    Bienvenue      , lent homme    ,  ou     tres     de  vi es   .

    À l'origine fut la vitesse, le pur mouvement furtif, le « vent-foudre ».
    Puis le cosmos décéléra, prit consistance et forme, jusqu'aux lenteurs habitables, jusqu'au vivant, jusqu'à vous.
    Bienvenue à toi, lent homme lié, poussif tresseur des vitesses.

 

La Horde du contrevent, Alain Damasio

 

 

" La nuit où mourut Davis Cooper, les coyotes descendirent des collines jusque dans la vallée du désert, en contrebas. "

L'épouse de bois, Terri Windling

 

" A 3H30 du matin la nuit du 5 juin 1992, le principal télépathe du système solaire disparut de la carte dans les bureaux de Runciter Associates à New York. Aussitôt les vidphones se mirent à sonner. La firme Runciter avait perdu la trace de trop de Psis de Hollis au cours des deux derniers mois ; cette disparition supplémentaire faisait déborder la coupe. "

Ubik, Philip K. Dick

 

" La nuit qui précéda son départ pour Londres, Richard Mayhew ne s'amusa pas. "

Neverwhere, Neil Gaiman

 

" - Je vois... dit le vampire d'un air pensif. "

Entretien avec un vampire, Anne Rice

 

" Je suis Lestat le vampire. Je suis immortel. Ou peu s'en faut. La lumière du soleil, une chaleur soutenue d'un feu intense risqueraient peut-être de me détruire, mais rien n'est moins sûr. "

Lestat le vampire

 

Si vous attendez de moi que je raconte comment j'ai gagné ma médaille de basket-ball et acquis célébrité, amour et fortune, alors ne lisez pas cette histoire.

Loin, très loin de tout, Ursula K. Le Guin

 

" - Et pour l'argent, ça s'est arrangé ? demande le garçon nommé Corbeau.

Il parle de sa façon habituelle, un peu lente. Comme quelqu'un qui sort à peine d'un profond sommeil et ne peut remuer ses lèvres tant elles sont engourdies. Mais ce n'est qu'une apparence : en réalité, il est parfaitement lucide. Comme toujours.

 

Parfois, le destin ressemble à une tempête de sable qui se déplace sans cesse. "

Kafka sur le rivage, Haruki Murakami

 

" J'étais debout dans la cuisine, en train de me faire cuire des spaghettis, et je sifflotais en même temps que la radio le prélude de La pie voleuse de Rossini, musique on ne peut plus appropriée à la cuisson des pâtes, lorsque cette femme me téléphona. "

Chroniques de l'oiseau à ressort, même auteur

 

" Depuis le mois de juillet de sa deuxième année d'université jusqu'au mois de janvier de l'année suivante, Tsukuru Tazaki vécut en pensant à la mort. "

L'incolore Tsukuru Tzaki et ses années de pélerinage, idem

 

" C'est fini. "

La Promesse de l'aube, Roman Gary

 

" Enfin, me voilà rentré après ces deux semaines d'absence. Toute la famille était à Roulettenbourg depuis trois jours. Je pensais qu'ils m'attendraient impatiemment - que non. "

Le Joueur, Fédor M. Dostoievski

 

" La nuit d'avant la vague, je me rappelle qu'Hélène et moi avions parlé de nous séparer. "

D'autres vies que la mienne, Emmanuel Carrère

Partager cet article
Repost0
16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 17:05

Quand j'ai lu pour la première fois Le Livre du Voyage, j'avais trouvé le concept original et vraiment sympathique. Un livre qui nous parle ! Et puis à la lecture j'avais été surprise : beaucoup plus court que je ne le pensais, très positif et sage mais je ne m'attendais pas à ça. J'avais apprécié l'expérience, mais sans plus non plus. Et puis je l'ai relu le mois dernier. Et mon voyage a été tout autre. Ce Livre est en fait une base à une philosophie de paix mêlée à une première approche d'exercices de méditation. C'est aussi une déclaration d'amour à l'objet livre. C'est un guide pour devenir son seul maître, un guide spirituel sans être religieux. Cette seconde lecture m'a beaucoup plus touchée que la première car j'y ai trouvé noir sur blanc, une fois de plus en ce moment, les description de ce que pensent et ressentent mon cerveau et mon cœur depuis toujours. Bienveillance. Paix. Humanité. Liberté. Vie sacrée.

 

Cette lecture, combinée à celles de Robin Hobb, de grands hommes tels Nelson Mandela, Martin Luther King, Gandhi Le Dalai-Lama, Jiddu Krishnamurti, Pierre Rabhi, etc... ainsi qu'une bonne dose de méditation en solitaire m'ont aidé à trouver la paix intérieure.

 

Qu'est-ce que j'ai retenu d'autres de ma lecture ?

 

 

Quelques citations sur l'Humanité :

 

" Je crois que vous, les humains, vous êtes tous un peu jaloux les uns des autres, alors vous ne vous incitez pas mutuellement à montrer vos meilleurs cotés. "

 

" Vous, les humains, dès que vous êtes réunis en un lieu exigu, vous finissez toujours par vous taper dessus. Non je ne critique pas, je constate. "

 

" Un jour, vous arriverez à vous entendre. J'en suis persuadé. Il y a quelque chose au fond de vous de... comment dire... gentil.

J'en discutais encore récemment avec un livre de cuisine et il me disait que, sur des petites choses, comme préparer un quatre quarts aux pruneaux, vous étiez capables de beaucoup de coopération. "

 

" Des mains gantées de caoutchouc te mettent à l'envers, pendu la tête en bas. C'est assez désagréable. On te tape fort dans le dos. Ah les brutes ! Moi-même, j'ignorais que vous vous infligiez dès le début de tels désagréments. Je comprends mieux maintenant que certains d'entre vous deviennent agressif par la suite... "

 

 

Et sur le sens de la vie : (42)

 

" Tu es déçu comme la première fois où tu as compris que le monde et toi étiez différenciés. "

 

" Pour te faire comprendre que ce voyage est quelque chose que tous les hommes recherchent depuis la nuit des temps. Et que les mêmes moyens : drogue, religion, technologie de pointe, selon la manière dont on les utilise, peuvent s'avérer bénéfiques ou maléfiques. (...) Je n'ai pas l'exclusivité de mon rôle de guide de l'envol. Ma particularité est de ne rien te demander en retour. Seulement un peu de ton temps et ton attention. "

 

" Quel est le sens de la vie ? "

Il te fixe, adopte un air grave. Il consent à t'accorder un peu d'attention. Il consent à te répondre.

" La vie n'est qu'une illusion " dit-il enfin.

Tu réfléchis à sa réponse. Et tu lui dis :

" Non, désolé, la vie n'est pas une illusion. "

Il fronce les sourcils. Tu lui dis qu'il devrait voyager davantage, ne pas rester enfermé dans sa caverne.

Dehors il y a des gens qui ont prise sur les choses.

Il voit tout à travers le rideau opaque du torrent et c'est pour cela qu'il croit que la vie n'est qu'une illusion.

Tu lui dis que c'est comme s'il observait le monde à travers l'écran de la télévision. "

 

" Ni dieu ni maître ne te sont nécessaires. "

 

" La vie. Elle est la grande force de toutes les dimensions de l'Univers. La vie. tu sens la pulsion de vie en toi. c'est la vie qui a voulu le Big Bang. C'est la vie qui a été la Terre. C'est la vie qui transforme la graine en arbre. C'est la vie qui fait qu'une une étreinte amoureuse donnera un bébé. Apprécie d'être vivant. Je te l'avais dis que c'était simple. "

 

" L'espèce humaine qui essaie de faire mieux que ses ancêtres. Un instant, tu visualises ton espèce comme une horde immense. Une horde à la recherche de la lumière. Peut-être par nostalgie du Big Bang dont subsistent d'infimes traces en elle. une horde qui veut quitter son animalité pour atteindre quelque chose d'inconnu et e plus spirituel. "

 

" Ton corps est comparable à une nation remplie de pouvoirs qui ne se gênant pas les uns les autres. Il n'y a pas de rivalité entre ta main gauche et ta main droite. Tu es toi même un exemple de politique d'entente et de solidarité entre des cellules différentes et pourtant complémentaires. "

 

 

J'ai aussi particulièrement aimé le chapitre sur la lutte contre le système.

 

Un chapitre qui évoque le spécisme ainsi que nos sociétés occidentales et ses bonnes moeurs. Le Livre nous explique que frapper le Système revient à se prendre en retour une avalanche de feuilles (" carnet de notes, PV, formulaires de sécurité sociale, quittance de loyer, eau, chauffage, redevance " etc...) et qu'il est "trop grand, trop lourd, trop ancien, trop complexe ". Que les citoyens y sont tous asservis et qu'à toi aussi, on va te passer le collier de fer autour du cou. Et que si tu tentes d'y échapper par la violence, tu ne fais que resserer le collier : le Système s'est défendu contre ton attaque et les autres t'en veulent. 

 

Le chapitre s'achève ainsi :

" Plutôt que de vouloir ques les autes soient parfaits, évolue toi-même. Cherche, explore, invente. Les inventeurs, voilà les vrais rebelles ! Ton cerveau est le seul territoire a conquérir. Pose ton épée. Renonce à tout esprit de violence, de vengeance ou d'envie. Au lieu de détruire ce colosse ambulant sur lequel tout le monde s'est déjà cassé les dents, ramasse un peu de terre et bâtis ton propre édifice dans un coin. Invente. Crée. Propose autre chose. (...) Ne t'attaque pas au système, démode le ! (...) "

 

 

Et été très touchée par sa vision des chiffres.

 

Citation très résumée :

 

" Les courbes représentent l'amour, les traits horizontaux l'attachement, les croisements les choix.

1 : c'est le stade minéral.

1 ne ressent rien, il est là. Pas d'amour, pas d'attachement, pas de choix. Au stade minéral on est sans pensée.

2 : c'est le stade végétal.

2 est rattaché au sol, 2 aime le ciel.

3 : c'est le stade animal.

On dirait deux bouches ouvertes superposées. C'est la bouche qui embrasse disposée sur la bouche qui mord.

3 ne vit que dans la dualité : j'aime / j'aime pas. Il est submergé par les émotions.

Il n'y a pas de traits horizontaux. L'animal est perpétuellement mobile. Il vit dans la peur et dans le désir.

4 signifie le carrefour.

Avec le symbole de la croix. Si on s'y prend bien, le carrefour permettra de quitter le stade animal pour passer au stade suivant. Sortir du j'aime - j'aime pas et du j'ai peur - je désire.

Atteindre le 5.

5 c'est l'homme spirituel. L'homme évolué.

Il a un trait horizontal en haut qui le rattache au ciel.

Il a une courbe dirigée vers le bas. Il aime ce qu'il y a en dessous : le Terre. "

 

 

Ce petit livre de 160 pages qui se lit en une heure ou deux est pourtant très vaste, dense et chacun y trouvera son compte et son interprétation. Je suis très curieuse de savoir quelle est la vôtre ! Alors faites le voyage car il vaut largement le coup et ici je ne vous dévoile qu'une partie d'un des aspects du voyage, puisque nous sommes tous plus sensibles à certaines choses que d'autres... et que je ne peux pas recopier le livre en entier !

Partager cet article
Repost0
16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 14:16

S'y retrouver parmi les œuvres de Robin Hobb n'est pas une chose aisée à cause des éditions françaises qui ont effectuées de multiples découpes sans jamais respecter l'ordre des trilogies, ainsi que plusieurs rééditions sous des noms différents et dans le mauvais ordre.

 

 .  Petit guide :

 

LE ROYAUME DES ANCIENS

 

Il s'agit de son univers principal, celui dont elle raconte les aventures sous le pseudonyme masculin de Robin Hobb. Afin de profiter pleinement de cette grande saga, je vais vous expliquer comment tout lire dans le bon ordre.

 

> Trilogie The Farseer Trilogy (=La Trilogie des Loinvoyant)

- Traduite en L'Assassin Royal et d'abord sortie en 6 volumes au lieu de 3

- Rééditée sous le nom La Citadelle des Ombres volumes 1 et 2 (wtf)

Il s'agit du premier volet des aventures de Fitz et des Six-Duchés.

 

> Trilogie The Liveship Traders Trilogy 

- Traduite en Les Aventuriers de la Mer et sortie en 9 volumes au lieu de 3 (oui NEUF !!)

- Rééditée sous le nom L'Arche des Ombres en 3 volumes (BRAVO \o/)

Nouveaux personnages à Terrilville dans une région située au sud des Six-Duchés. Au premier abord vous vous demanderez quel peut bien être le rapport avec des pirates et des marins marchands ! 

 

> Trilogie The Tawny Man (=L'Homme Fauve / Doré)

- Traduite en L'Assassin Royal et sortie en 7 volumes au lieu de 3 *soupir*

- Rééditée sous le nom La Citadelle des Ombres volumes 3 et 4

Il s'agit du deuxième volet des aventures de Fitz et du Fou. Ce n'est pas un drame si vous zappez les AdlM pour lire d'abord ceux là, mais vous vous gâchez tout de même de drôles de petites surprises... sans compter certains passages vers la fin que vous aurez un peu de mal à comprendre si vous n'avez pas lu ces histoires de pirates au préalable ! Je vous conseille vraiment de faire une pause dans l'AR pour lire les AdlM entre. 

 

> Tétralogie (4 tomes) The Rain Wild Chronicles 

- Traduite en Les Cités des Anciens et sortie en 8 volumes au lieu de 4 donc

Géographiquement, on retourne vers les régions des AdlM et... ce sont des histoires de dragons !

 

> Trilogie The Fitz and the Fool Trilogy : en cours d'écriture et de traduction !

Troisième cycle où l'on retrouve notre cher Fitz, pour le moment le premier tome a été publié en deux volumes en France sous les noms Le Fou et l'Assassin et La Fille de l'Assassin. Je gage qu'on aura sans doute au moins 6 livres et non 3 comme en version originale. Attention à ne pas lire la quatrième de couverture du dernier car il contient des spoilers !

 

> Les prequels !

Le Prince bâtard. Prequel AR ou Citadelle des Ombres

Retour au Pays. Prequel AdlM CdA

Comme leur statut l'indique, l'action se déroule bien avant la première trilogie, mais c'est plutôt fait pour les lire après ! 

 

Petite remarque : pour le moment, sans compter les deux petits prequels, on passe de 14 livres en VO à 32 en français au maximum... Je ne félicite pas Pygmalion et les reste des maisons d'éditions françaises...

 

SES AUTRES OEUVRES en tant que Robin Hobb 

 

- The Soldier Son Trilogy, parue en  8 volumes (de mieux en mieux !) sous le nom Le Soldat Chamane

- L'Héritage et autres nouvelles : recueil publiée sous ses deux noms en même temps. A noter que deux nouvelles prenant place dans le royaume des anciens y figurent.

 

SES AUTRES OEUVRES en tant que Megan Lindholm

 

Son véritable prénom est Margaret et Lindholm est bel et bien son nom de jeune fille. En vérité c'est sous ce nom là qu'elle a commencé à écrire. Elle explique tout cela dans son recueil de nouvelles ou dans diverses interviews. Tous ces livres restent de la fantasy ou du fantastique à part Alien Earth qui est son premier roman de SF. 

 

- Ki et Vandien, 4 volumes

- Le Peuple des rennes suivi par Le frère du loup

- Le Dieu dans l'ombre (excellent)

- Alien Earth (lui aussi !)

- Le Dernier Magicien

- La Nuit du prédateur, co-écrit avec Steven Brust

- Liavek, co-écrit avec Steven Brust et Gregory Frost (un super concept de la part des créateurs du monde Liavek qui demandaient à d'autres auteurs de participer en écrivant des nouvelles se déroulant dans leur monde !) 

 

   . Pourquoi j'aime autant cette écrivain ?

 

Pour son style d'écriture, magnifique, qui sonne comme de la poésie à l'oreille lorsqu'on le lit à voix haute, si richement construit tout en restant abordable par tous, qui nous fait découvrir de nouveaux mots et qui coule de manière si fluide, si naturelle, qui fait qu'on entre immédiatement dans l'histoire.

 

Pour ses personnages toujours affreusement attachants malgré leurs défauts (peut-être grâce à celà), très travaillés et profonds, pas manichéens le moins du monde et pour la profondeur psychologique des récits. Les histoires de Hobb, ça n'est pas seulement de l'action et des descriptions, ce sont des rencontres avec des personalités charismatiques que l'on voit vivre et évoluer et penser et ressentir et souffrir et aimer... 

 

Pour ses histoires originales et prenantes qui tiennent en haleine et qui t'empêchent de reposer le livre avant de l'avoir fini.

 

Pour son univers - si vaste et si cohérent- de badass avec des dragons, des pierres bizarres, des serpents de mer et des magies totalement innovantes par rapport au reste des publications de fantasy. Petit à petit elle se créé une véritable mythologie et est depuis un moment définitivement érigée en tant que pilier du genre, ellese dresse sur le même piédestal que J R R Tolkien et G R R Martin. Tout le monde s'inspire plus ou moins largement (et honnêtement) de ces trois là.

 

Pour son regard sur la Nature, l'Humain et le Monde. Et l'intense amour qu'elle porte à tout cela. (Mais ça je vous laisse le découvrir.)

 

Pour sa façon de raconter et mener une histoire tragique, avec sa touche de douceur féminine et sa sensibilité hors du commun. Pour ses ambiances si justes, à la fois réalistes et féériques, qui questionnent nos sociétés et en même temps nous fait voyager si loin pour nous émerveiller ; ses ambiances si bien dosées entre évasion épique et sombre maturité.

 

Pour m'avoir fait découvrir la fantasy à mes 14 ans, avec Tolkien et m'avoir donné le goût d'écrire. 

 

Parce que je la comprends, que la lire me fait du bien, que je me retrouve dans ses livres, qu'elle est mon modèle d'écriture et que j'aurai pu (ou aimé disons) écrire tout ce qu'elle a écrit.

 

Pour m'aider à aller mieux quand ça va mal.

 

Pour le loup : " Petit frère, ne me traite pas comme si j'étais mort ou agonisant. Si c'est ainsi que tu me vois, je préfère être mort pour de bon. Tu voles le maintenant de ma vie quand tu crains que je disparaisse demain. Ta peur a des griffes glacées qui m'enserrent et me dépouillent du plaisir que je tire de la chaleur du jour. " Et absolument toutes ses répliques...

 

Partager cet article
Repost0
1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 11:22

Je ne pleurerai pas, je ne raconterai pas tous mes malheurs à qui veux les entendre, je ne me plaindrai pas à longueur de journée.

 

C'est simple, je ne vous dirai même pas que je vais mal et je ferai de mon mieux pour contraindre mon visage à se montrer avenant et pétillant.

 

En fait, je ne réussirai pas à oublier les maux, mais je ferai comme si.

 

La nuit, je ne dormirai pas autant qu'il le faudrait.

 

Par contre je pense que j'écrirai méticuleusement tout ce qui tourne pas rond.

Mais je ne le partagerai pas.

Je ne publierai que quelques mots choisis, sur quelques sujets choisis.

 

Je tairai ce qui me blesse.

Bon je vous en parlerai peut-être, un peu... mais je préférerai ne pas trop m'étaler là-dessus.

 

Je ne me défendrai pas contre vos potentielles accusations d'être trop renfermée pour demander de l'aide.

Mais je n'ai pas besoin d'aide, seulement de votre présence. Comme si tout était normal.

 

Je ne serai pas cette super amie qui passe un coup de téléphone désespérée à trois heures du matin sous prétexte que l'amitié excuse tout.

Je ne serai pas intrusive et tant pis si on me reproche d'être distante.

 

Je ne baisserai pas les bras, je ne me laisserai pas faire.

 

Partager cet article
Repost0
9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 01:34

 

 Les mots ne me viennent pas encore pour te rendre hommage. Demain, je devrais t'adresser un dernier adieu. Peut-être qu'à ce moment là je réaliserais ce qui s'est passé... je ne t'ai pas encore vue sans vie alors je n'y crois pas trop, au fond de moi. Demain peut-être que je réaliserais que je ne te reverrais plus jamais. Que je t'ai perdue... mais je ne sais pas. J'ai l'impression de t'avoir perdue depuis si longtemps... depuis des années, à cause de cette maladie !

 

 Je fais de mon mieux pour me remémorer qui tu étais vraiment, au lieu de ce fantôme affaibli et à moitié lucide qui a souffert toutes ces dernières années. Alzheimer m'effraie. Perdre sa raison, c'est une chose que je ne veux pas voir sur mes proches. Moi, je préférerais mourir avant d'être trop âgée et malade... Je suppose... Bon, tu ne souffres plus, et malgré moi je suis soulagée.

 

 Tu vas laisser un grand vide, c'est incontestable. Mais de toute ta vie, tu as été une femme forte et digne, alors je vais tenter de suivre ton modèle. Une femme qui ne se laisse pas abattre et qui met tout en œuvre pour protéger et materner les siens, symbole même de la Mère. Affectueuse, pragmatique, drôle, pleine de valeurs et dévouée, telle était celle qui m'a élevée, qui a élevée mon père et ma tante, qui a élevé mon cousin, fils de son frère.

 

 Je me souviens de tous les jeux que nous faisions lorsque j'étais enfant, je me souviens aussi que à table, je me suis toujours assise à coté de toi même lorsque j'ai su couper ma viande et mes fruits toute seule ! Je me souviens d'ailleurs que tu insistais toujours pour prendre la plus mauvaise part du plat, pour ne pas pénaliser les autres, tout ceux sur qui tu veillais. Je n'ai pas manifesté suffisamment de reconnaissance, mais je crois que jamais on ne peut assez remercier une mère.

 

 Demain, ce sont tes obsèques, ma chère mamie, mais ne t'inquiète pas, ce n'est pas une part de mon enfance qui s'en va avec toi, c'est une part de toi qui va rester pour toujours avec moi. Ton sang coule dans mes veines, tes valeurs battent dans mon cœur, ton caractère demeure dans mes souvenirs. Je suis fière d'avoir le coté coté Cubeau borné et le coté Dupont sensible. En parlant de Dupont, si jamais il y a un au-delà quelque part, tu as du rejoindre ton mari... dis lui de ma part que j'aurais adoré le connaître. Je suis certaine qu'il était formidable. Je n'ai jamais osé poser trop de questions mais j'aurais été (et je suis toujours) vraiment curieuse d'en savoir plus à son sujet.

 

 Tu vas me manquer, tu me manquais déjà depuis longtemps, tu me manqueras toujours.

 Je t'aime mamie.

Partager cet article
Repost0
14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 01:43

 Une fois n'est pas coutume, je vais vous faire écouter une musique plutôt que de vous écrire. Il est rare que j'apprécie une musique aussi douce, chantée par une jeune fille qui plus est, mais cette chanson remue quelque chose en moi, peut-être simplement des souvenirs de mes états d'âmes d'enfance... Bref, cette petite chanson toute simple me parle, à moi l'amatrice de rock brutal et dynamique, de métal bizarre ! (Et je vous met la traduction française en dessous, comme je suis gentille. =D)

 

 

 

 

 

Sous les herbes folles, moi j’ai grandi.
Je suis une enfant ordinaire, plutôt jolie.
Petite fille rêvant d’ailleurs,
Ici pas très loin de vous.


Parfois je soupire et souvent je me dis,
J’aimerais tant voir la vie en grand !

 

Les cheveux froissé par le vent,
Fendre l’air comme un oiseau blanc.
Sentir enfin ton regard, sur moi.
Derrière ces murs je sais qu’il y a la mer
Des papillons un grand livre ouvert.
Mais y a-t-il quelqu’un quelque part,
Pour moi.

 

Sous les herbes folle, j’écoute la pluie.
Le temps, s’écoule ordinaire, moi je m’ennuie.
A chaque pas suivre nos coeurs,
Je veux suivre mon coeur.
J’attends, souvent je me dit,
Si j’avais des ailes si j’avais un ami,
La vie serais plus belle avec lui.

 

Les cheveux froissé par le vent,
J’irais voir les grands oiseaux blanc,
Je sentirais ton regard, sur moi.
Derrière ces murs je sais qu’il y a la mer,
Des papillons un grand livre ouvert.
Et toi là-bas quelque part,
Qui attend.

 

Les cheveux froissé par le vent,
J’irais voir les grands oiseaux blanc,
Je sentirais ton regard, sur moi.
Derrière ces murs je sais qu’il y a la mer,
Des papillons un grand livre ouvert.
Et toi là-bas quelque part,
Qui attend.

Partager cet article
Repost0
23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 11:20

  J'aimerais savoir créer des univers aussi riches et cohérents que ceux de Robin Hobb (Megan Lindholm). J'aimerais aussi savoir créer des personnages aussi attachants, profonds, nuancés et réalistes que les siens. J'aimerais savoir véhiculer d'aussi pertinents messages que les siens. J'aimerais être aussi douée qu'elle pour écrire sur les dragons. Bon certes, en matière d'univers et de persos je me débrouillais pas mal, mais pas autant qu'elle, ça c'est sur. Et en matière de messages et de dragons, j'ai toujours été très "cliché".

 

  J'aurais aimé réussir à innover autant Tolkien l'a fait il y a des années. J'aurais aimé inventer de vraies nouvelles choses, dont une langue entière. J'avais fait des essais de ce coté là par le passé, mais ça n'a rien donné d'assez intéressant. Ah bah, on est un génie ou on l'est pas ! (Notez l'humilité dont je fais preuve.)

 

  J'aimerais avoir autant de créativité et de bizarreries que Haruki Murakami. Mais il est inégalable et inimitable, surtout pas par moi. (Précision : non je ne me rabaisse pas, je sais que mes histoires étaient pas mal, mais lui, comme les autres, écrivent des histoires absolument géniales et maitrisées. Voilà.)

 

  J'aimerais avoir une stylistique aussi parfaite que celle de Dostoievski. Mais bon, il était russe, donc normal. A mes yeux, il est l'un des l'écrivain qui écrivent le mieux au monde.

 

  J'aimerais avoir des pensées philosophiques aussi intelligentes ainsi qu'un regard sur le monde aussi fin que celui de Muriel Barbery.

 

  J'aimerais que mes écrits de fiction (qui sont rares à présent, note) fassent aussi vrais que ceux de Guy de Maupassant. (Décrire les faits et laisser le lecteur se faire sa propre impression au lieu de dire au lecteur ce qu'il doit ressentir... ce qui ne lui fera rien ressentri du coup. Non non, ne me remerciez pas pour cette minute culture sur l'écriture de Maupassant.)

 

 J'aimerais avoir la poésie et l'élégance d'Anne Rice.

    

 J'aimerais avoir autant d'ironie mordante que Voltaire ou Romain Gary ! (hop, deux en un, ni vu ni connu °°)

 

 J'aimerais savoir aussi bien transposer des faits réels dans une fiction que Bram Stoker. (Oui bon elle est moyenne celle là. Désolé mon gars je t'adore, mais je t'envie rien en fait. ^^')

 

 J'aimerais avoir une écriture aussi lucide, ouverte, à la fois joyeuse et triste, intelligente que celle de Daniel Pennac. *minute d'admiration pour cet homme qui réussit à être à la fois un excellent écrivain et un mec normal qui vit sa vie de famille à fond et un engagé social \o/*

 

 J'aimerais être aussi drôle et surprenante qu'Amélie Nothomb. (En tout cas en ce qui concerne la bouffe, je suis certainement aussi obsédée qu'elle !)

    

 J'aimerais être aussi loufoque que Terry Pratchett. (Quoi que... xD)

 

 J'aimerais être aussi attendrissante qu'Isaac Asimov.

 

 J'aimerais être aussi folle que Lovecraft. ... Bon OKAY, j'ai rien trouvé à dire sur lui, j'avoue... Mais je le relis, et promis je trouve un truc plus constructif et crédible à dire.

Partager cet article
Repost0
25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 17:01

...

 Hommage pour tDSCN0799.JPGoi, mon mignon éphémère, toi qui n'a vécu qu'une seule année mais qui a bien rempli ce temps à nous amuser et nous attendrir. Je sais que je peux parler à l'unisson de nos deux coeurs lorsque je dis que ce petit museau frémissant et glouton nous manquera. Je dis que tu étais doté d'une énorme gentillesse pour un si petit animal et que tu aurais mérité de jouir bien plus longtemps d'explorations dans l'appartement, de morceaux de viande succulents et de graines craquantes, de gratouilles sur le dos et de papier à découper pour en faire des nids douillets. Aussi petit étais-tu et aussi brève que fut ton existence, nous garderons toujours une belle place en nous pour ta mémoire. N'aie crainte, car en t'adoptant et en te nommant, nous t'avons conféré une individualité que tu conserveras à jamais dans nos souvenirs, ainsi tu vivras aussi longuement que nous. Je n'en dis pas davantage car l'idée de produire un joli texte à cause de ta mort me révulse. Je ne veux pas que cela soit beau, je veux simplement te rendre hommage à ma manière, toi qui étais si mignon et si petit, et peu importe si personne ne me lis, car cet article n'est pas pour ceux qui savent lire... 
Partager cet article
Repost0
13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 16:51
 Partir entre amies. Découvrir un nouveau pays. Se retrouver quatre jours et quatres nuits ensembles. Arpenter de nouvelles rues. Se souvenir du temps insouciant de l'adolescence. Se vider la tête. Etre bien et rire, tout simplement. Oublier sa routine pendant quelques jours à l'étranger. Savoir que maintenant nous sommes adultes et que notre vie n'est plus de longues journées à rien faire et à blaguer ensemble, mais avoir su apprécier un moment de retrouvailles et de complicité amicale et taquine. Dans quelques années on s'en refait un ? =)    
Partager cet article
Repost0
22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 18:02
 J’ai fais des progrès. Non cette phrase est fausse. En réalité j’ai changé du tout au tout. Pourtant me voilà incapable de sortir le moindre mot gentil, réconfortant, devant toi. Tu dois certainement déjà l’avoir oublié. Mais ça n’est pas une raison ! Que tu t’en souviennes ou non, même que tu en ai conscience ou non, je devais faire des efforts pour m’exprimer devant toi, je devrais t’être un soutien moral, je devrais réussir à te dire que je t’aime et que tu me manquerais si tu n’étais plus là ! C’est mon rôle, et puis ça serait la moindre des choses… Tu as pris soin de moi lorsque j’étais une enfant, tu es l’une des personnes m’ayant élevé, à part mes parents… ça serait bien naturel de tenter d’alléger ta douleur, ne serait-ce qu’en te racontant des choses, n’importe quoi, tant que je réussis à te faire passer le temps ! Mais je n’y arrive pas. Je reste paralysée, bloquée, devant la maladie et le déclin du corps et de l’esprit humain. Je suis trop mal à l’aise, incapable de répliquer à tes accès de folie ou de lucidité, au choix. Tu te sens seule, prisonnière de ce corps douloureux et de cet esprit embrumé qui ne fonctionne plus bien… Et moi, que fais-je ? Je reste spectatrice ! Je ne te sors que des banalités qui doivent bien t’attrister. Au moins je suis là… Oh bien sur, comme si ça n’allait pas être le cas, comme si la honte et le remord ne me hantaient plus d’avoir déjà infligé cette douleur, d’avoir déjà commis cette erreur !

  À toi que j’aime et à qui je ne réussis pas à parler : je m’excuse, je suis désolée… je n’y arrive pas…

  À toi que j’aime et à qui je ne peux plus parler : je m’en veux terriblement, je fais de mon mieux pour ne pas répéter la même erreur, mais c’est difficile, je n’y arrive pas très bien…
Partager cet article
Repost0

Le Journal

  • : La plume est la langue de l'âme...
  • : Lorsque la conteuse met son cœur à nu devant vous... Etats d'âmes, tranches de vie, réflexions, revues ludo-culturelles, engagement pour la Planète et un mode de vie non-violent.
  • Contact

Qui Suis-Je ?

  • Hyatt
  • ~ Douce folie ~ Naturelle sérénité ~ Sensuelle candeur ~ Amoureuse passionnée ~ Réaliste révolutionnaire ~ Désinvolte adulte ~ Dévouée amie ~ Rancunière enfant ~ Geekette déjantée ~ Esprit libre ~ Étrange drôlerie ~ Joyeuse rêveuse ~

[Tuto] Repérer et identifier une Hyatt sauvage

Carte d'identité : Hyatt, 1/4 chatte, 1/4 ourse, 1/4 rêve, 1/4 humaine.

Activités : faire le moins possible de mal durant son existence.

Peut être appâtée par : de la nourriture, un mot doux, un livre, du papier et un crayon, une séance de ciné, un jeu (plateau, carte, vidéo, de rôle...), un animal mignon, un dragon.

Se rencontre : généralement sur un canapé, dans un lit, derrière un ordinateur, dans la nature le plus près possible des arbres et/ou des étendues d'eau.

Se reconnait : à son tatouage en forme de rose sur la nuque et son labret (piercing au menton).

Un Truc À Chercher ?

Remerciements

Merci à vous tous de me lire et de parfois prendre le temps de me laisser un commentaire, ça me touche toujours beaucoup. Merci à mes lectrices et lecteurs d'un jour ou de toujours, que vous vous soyez manifestés à moi ou que j'ignore que vous me lisez.  

 

Il est vrai que j'écris avant tout pour moi-même, mais également pour vous un petit peu... Alors à vous tous que j'aime tant, qui réussissez à me supporter et me faites compter parmi vos proches, je vous dédie ce blog. Je vous dédie mes mots à tous.

 

 Merci.