8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 17:51

Il y a quelques mots gribouillés sur un bout de carton cet été, dans mon second chez-moi... Je me remémore parfaitement ce moment et avec exactitude les émotions qui me traversaient. Je met en forme ces mots, j'ai envie de les graver quelque part.

 

 

Après avoir suivi pendant un long moment le sentier au trois quart effacé qui serpente parmi les rochers couleur brique, je suis arrivée dans la toute petite crique que je connais depuis toujours. Elle me paraissait immense quand j'étais enfant, et le mur construit le long de l'amas de grosses roches m'a toujours fasciné. Aujourd'hui encore, mon coeur palpite d'excitation à le voir même si ses dimensions ont réduit comme par magie. Je sais que je vais grimper dessus et gambader le long du chemin pas plus large que deux pieds. J'ai toujours aimé me hisser sur les rochers, les digues, les murs, tout ce qui est en hauteur et surplombe la mer pour s'arrêter brutalement parce que le port, la crique ou quoi que soit d'autre prend fin pour laisser la place à l'immensité majestueuse de la Méditerranée. Je n'ai pas le vertige et j'aime plus que tout contempler la mer. J'aime me sentir seule au bout du monde, seule dans mon univers. J'affectionne aussi particulièrement cette promenade : je pourrais la parcourir les yeux fermés, avec n'importe quelle tenue. J'ai arpenté ces rochers en short, en jupe, en pantalon. En sandales, en talons (si si), en collants. En ayant fait des sauts dans l'eau salée juste avant, ou non. Aujourd'hui, je porte probablement la tenue la plus adéquate à l'exercice que j'ai jamais endossé : des tennis toutes simples, des vêtements pratiques. (Le temps a du m'assagir un peu.) Je connais les passages sur le bout des doigts de pieds, je ne suis jamais tombé ni me suis fait mal. Toute petite, je courrais déjà sur ces rochers, la tête ailleurs, dans ce monde imaginaire qui ne m'a jamais quitté... mais qui était si riche et prompt à s'étendre en tous sens à l'époque... Je m'inventais des histoires de pirates, de butins dissimulés dans les bras de mer que mes pas suivaient. Aujourd'hui je suis toujours autant dans la lune, même si en cet après midi je ne suis pas en train de me raconter une histoire. Cela dit, mes pensées m'obsèdent tout de même. Je suis dans le vague, je suis ailleurs.

 

L'impatience me projette sur le mince rebord qu'il faut passer afin d'atteindre le bout de plage et l'escalier grossièrement taillé qui mène au mur. Mais l'endroit n'est pas tellement entretenu et la végétation a beaucoup poussé. Celle-ci a envahi le rebord et tombe par dessus, les pousses s'inclinant lourdement vers la mer en contrebas. Mais je n'hésite pas : je suis mince, je sais que je passe. J'ai simplement à saisir les feuilles et les repousser un peu afin de me glisser le long de mon fameux rebord. Je suis de coté car mon corps de face n'aurait pas la place d'avancer, de part l'étroitesse du muret et la pression exercée par la végétation luxuriante que je retiens de mes mains. Je progresse rapidement, même si je fais attention. Ici ce n'est pas haut, mais je n'ai quand même pas envie de tomber. Les autres ne me suivent pas.

 

Mes pieds sautent déjà sur le sable. Leste, je file tout droit derrière un rocher et enjambe rapidement la première marche de l'escalier. Je monte, seule et tout sourire. Le coin est parfaitement désert. Une bouffée de bonheur me submerge lorsque je me dresse enfin sur mon mur. J'ai à la fois l'impression d'avoir été toute ma vie sur ce mur, et à la fois de jamais y rester assez longtemps. Je suis chez moi sur ce mur, avec mon univers dans ma tête. Là, je profite. Je suis bien. Mes yeux se posent sur les énormes roches rouges de part et d'autres du mur, et j'avance lentement, savourant chaque pas qui me rapproche de la fin. C'est mon rituel. Un peu avant la fin, le pseudo chemin se divise, je parcours très rapidement le bout qui oblique vers la droite, je ne peux pas m'en empêcher, je marche dessus pour le plaisir et je rebrousse immédiatement chemin. Ce qui m'intéresse, c'est d'aller au bout. 

 

Et enfin, m'y voilà ! Le mur prend fin, les rochers sont tous à gauche et à droite. Sous moi, le vide. Devant moi, l'infini bleu. Je m'assoie sereinement, laissant pendre mes jambes dans le vide. Je pose mon téléphone et mon appareil photo derrière moi, renonçant à immortaliser la vue avec l'un ou l'autre des appareils que j'ai apporté. Je possède déjà maintes photos de cet endroit et je sais que ce moment d'intimité demeurera gravé en moi. Je soupire d'aise et m'accorde un instant pour me gorger de ce magnifique panorama. Je ne vois personne, les rochers me cachent ma famille restée en arrière, et je suis également à l'abri des regards. Je suis en tête à tête avec ma vieille amie la mer. Tout d'un coup, je me met à parler. A voix basse, je lance mes doutes et interrogations à la mer. Je lui confie un secret. Je me confesse, je m'épanche. Je la contemple et elle m'apporte des réponses. Le soulagement m'envahit. Je laisse encore un peu durer cet agréable moment, mais je sais qu'on m'attend. Je me relève, balayant une ultime fois l'horizon du regard, avant de récupérer mes affaires et de me presser à refaire tout le chemin en marche arrière. Je suis plus sereine, j'ai eu mon petit moment, mon rendez vous avec la mer, perchée sur mon mur...

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 15:43

On m'a de temps à autres fait la remarque que j'étais un peu fêlée parce que j'écoute du rock et du métal, ou bien parce que je m'intéresse beaucoup la SF ou l'heroic fantasy, ou encore parce que je m'habille en noir et que j'ai développé un sens de l'humour assez absurde. Mais tout cela, ce ne sont pas des vraies différences, justes des goûts parmi d'autres. Rien que de très banal. C'est juste dommage pour ceux qui sont aussi obtus et fermés.

 

Par contre, je reconnais n'avoir rencontré que de positives réactions de gens agréablement étonnés lorsque j'évoque le fait que je préfère le bio, que je n'aille jamais chez le coiffeur parce que je sais me faire des coupes toute seule, que je fabrique mes propres cosmétiques et produits d'entretien (ou bien que je les achète à des marques éthiques, aussi), que je ne veuille pas manger de viande... ou tout autre considération DIY et bienveillante.

 

Les véritables différences ou étrangetés sont ailleurs. J'aime bien être un peu étrange ou différente aux yeux d'autrui, même si je n'ai pas cultivé sciemment ce décalage. Depuis toute petite j'ai l'impression de ne pas fonctionner et penser comme les autres, et ils l'ont toujours bien senti. Je dois avoir une odeur pas comme ils l'attendent. J'ai la folie de croire que je saurai toujours rester moi-même car cette folie, c'est moi. J'ai bien essayé à un moment donné d'être normale, j'ai été malheureuse comme tout et ça ne m'a rien apporté... alors je demeurerai à jamais une douce folie, sans doute...

 

Je ne fais rien comme tout le monde, d'ailleurs j'ai même tendance à tout faire à l'envers. Habituellement les gens étudient d'abord pour exercer un certain travail ensuite. Moi, j'ai tantôt travaillé, parfois étudié ; et jamais sans établir de liens entre les deux. J'ai suivi par à coup des études littéraires et j'ai exercé dans le commerce (autant livres, plantes ou cosmétiques...) ou dans la santé. Mon truc, c'est d'écrire et de prendre mon temps. Je doute de vivre un jour du premier, le second est contraire à notre société.

 

Je suis hypersensible et passionnée, ce qui fait le moindre mot de travers peut me blesser, que la faiblesse humaine me rend malade de dégoût. Mon empathie me cause souvent de gros problèmes : quand je regarde quelqu'un pleurer, non seulement je ressens ses émotions mais en plus je sais pourquoi il pleure. Alors je ne peux que pleurer avec lui. Le plus souvent j'essaie de lâcher prise et de permettre à ce flot d'émotions de se servir de mon corps comme réceptacle momentané avant de s'écouler... mais des fois je n'en peux plus, je suis submergée. C'en est trop et je dois tout stopper, rester seule avec moi-même.

 

Pour que je m'épanouisse, mon existence doit rester remplie de poésie, de féerie, de douceur et de folie. Je me nourris d'évasion et de nobles causes, de culture et d'amour. J'ai besoin d'un univers libre et je suis parfaitement incapable de me diriger dans des voies qui ne correspondent pas à mon éthique. Je déclare depuis toujours que l'ombre recule devant la lumière et que le monde ne pourra commencer à changer que lorsque nous changerons nous même. Chacun devrait faire sa part. Philanthrope et misanthrope, j'aspire à sauver la Planète tout en me tenant éloignée le plus possible de mes congénères.

 

Mon frère demeure un inadapté torturé aux valeurs nobles ; ma plus vieille complice, une sorcière chaman ex-apprentie-prêtresse ; mes autres amies sont aussi monomaniaques et déjantées que mon humble personne.

Bref, je suis bien entourée.

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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 14:51

Qu'il y a t-il dans ce cœur aujourd'hui ? Une petite part de quelque chose qui sonne un peu comme une trahison, sans en être totalement une. C'est plutôt un souffle amer de portes qui se ferment, de petites déceptions accumulées. L'éloignement était prévisible et d'ailleurs je l'avais prévu à part moi depuis le début. Mais ainsi va la vie et je préfère songer à ces bons souvenirs affectueux que je garde comme des trésors. Le cœur est entouré et il le sait pertinemment.

 

Si l'on gratte un peu sous la surface, mais pas au point de se pencher sur toutes les cicatrices encore suintantes et saignantes, eh bien... le petit cœur va bien. Sérénité retrouvée, du moins j'ose l'espérer. Une semaine ne s'est pas encore achevée depuis ma libération et je commence à en prendre pleinement conscience. Ma vie, ce sont mes actions et mon temps, je reprends les rênes. Enfin je m'accorde le temps d'exister à mon rythme. Je range et nettoie l'appartement pour me le réapproprier. Je savoure des moments durant lesquels je sens les secondes peser sur mon être, et je ne fais rien à part caresser un chat ou observer un oiseau faire son nid dans l'arbre en face de mon jardin.

 

Les projets croissent dans mon esprit et je me prépare à confier à l'ordinateur mon moi le plus intime. Mes rendez-vous à l'auto-école sont fixés. Dix journées d'escapade dans mon second chez-moi également. Mon but, faire la paix avec moi-même afin d'en apporter le plus possible à ceux qui en ont également besoin. Commencer à détruire les barrières et travailler à ne plus en ériger d'autres.

 

Je crois... que certains cotés de ce travail me manqueront un peu, ou me démangeront encore quelques temps. Avoir couru à 100 à l'heure pendant 9 mois laisse des traces. Et puis... je repense à d'autres aspects et là, pour sûr je suis heureuse d'avoir filé !

 

La petite furie sauvage et sombre est apprivoisée, je pense être parvenue à ne pas la laisser me dominer, au point de lui ôter toute légitimité d'être. Ce qui m'est arrivé appartient déjà au passé et ce qui m'arrivera au futur, je n'ai aucune raison d'empoisonner mes jours avec des faits qui se sont déjà produits ou qui ne se produiront sans doute jamais. Les animaux appréhendent chaque journée comme si c'était la dernière et la première. Pas de la veille, pas de demain. Juste l'instant présent et ce qu'il convient d'en faire.

 

Essayer d'être heureux. De pardonner les mots durs, tranchants et inconsidérés qu'on a reçus de la part de ceux qui valent le coup. Oublier les autres. A tout ceux qui m'ont fait du mal : je n'ai strictement rien à me reprocher... et vous, que vous dit votre miroir ? A tout ce qui m'a fait du mal : je suis toujours prête à me battre. Je choisis de m’asseoir avec les miens et de profiter de la joie d'être ensemble. De faire de mon mieux malgré l'adversité qui nous frappe. D'accepter avec reconnaissance les améliorations qui nous sont apportées. Lâcher prise. Et contrôler à la fois, car nous sommes nos seuls maîtres et nous seuls avons la force et le droit de décider de nos vies. Personne ni rien d'autre ne doit nous dicter nos conduites.

 

Garder la foi et la tolérance, même contre ces gens plats, dénués de toute fantaisie qui ne comprennent rien à rien et s'ouvrent à la facilité des idées convenues. Même contre les gens dénués de toute forme de bonté ? Plus ardu, mais la haine engendre la haine et l'escalade est leste.

 

Ce que je raconte n'aura certainement aucun sens pour vous mes lecteurs, mais peu me chaut. Aujourd'hui mon petit cœur désirait s'épancher un peu, bridé qu'il était depuis des mois, retenu par la pudeur, la souffrance, l'économie. A quoi bon alerter ses proches à tergiverser sur les maux qui nous rongent ? De plus certains mots germent en moi afin devenir plus grands. Plus tard.

 

Bref, je dois mériter ma plume. Et relever le défi que je me suis lancée. Et vivre en paix.

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 00:09

Il y a peu de temps, je crois que j'ai enfin compris une chose essentielle. Je n'ai nul besoin d'être aimée par le monde entier. Tu m'apprécies peu ou point, tu ne ressens qu'indifférence à mon égard ? Je m'en fiche. Pourquoi devrait-il en être autrement ? Quelques personnes comptent réellement et énormément pour moi, mais à part ces êtres qui me sont vitaux, je n'ai cure d'être aimée.

 

Cela a été le déclic, un beau jour, comme ça, sans prévenir. Je me suis dis tout d'un coup, mais hey, lâche prise, qu'est-ce que ça peut te faire, comment ça peut influer sur toi et ta vie ? Y'a suffisamment de galères, pas la peine de t'en infliger de futiles.

 

La toute petite fille de mon passé désirait ardemment que tout le monde l'apprécie. La peur du rejet m'a toujours assaillie et pourtant je n'ai jamais rien fait pour me faire aimer. J'ai été successivement timide, asociale, un mélange des deux, et puis métalleuse, ce qui n'incite pas forcément pas forcément des gens d'allure plus conventionnelle à s'accrocher à moi. Et, à partir du lycée, j'ai étonnamment nouée beaucoup d'amitiés. Trop surement.

 

La jeune adulte que je suis est devenue au contraire chaleureuse et accueillante. Rencontrer de nouvelle têtes est toujours intéressant ! Mais je complexais toujours lorsque je sentais que je n'étais pas appréciée à la hauteur de mon intérêt pour ces nouvelles têtes. Vraiment, c'est se donner de la peine pour rien.

 

Aujourd'hui je suis toujours un mélange de fille timide et chaleureuse, je suis une gentille ourse qui met à l'aise, mais une ourse qui ne va pas vers tout le monde non plus. Si je sens que ça ne colle pas avec quelqu'un, je vais maintenant laisser tomber. Je garde mes distances.

 

Bref. Il n’y a que quelques personnes dont j’ai besoin. Je n’ai pas besoin que tout le monde m’aime. Et je l’ai enfin compris. C'est okay si tu ne m'aimes pas. Je m’en fous.

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 12:00

Flaubert avait commencé son excellent Dictionnaire des Idées reçues que j’avais pris grand plaisir à lire et qui m’avait grandement fait réfléchir. À mon tour, j’ai eu (humblement) l’idée de rédiger mon dictionnaire, contenant mes définitions du monde. Piquant je le pense, drôle je l’espère, il est surtout à mon image. Je l’avais écris cet été dans mon carnet, et puis je ne l’avais point partagé sur mon blog car je désirais le terminer. Finalement, je le recopie et l’ajuste aujourd’hui pour vous le livrer, rien ne m’empêche d’en écrire d’autres éditions plus tard et de publier tout cela au fur et à mesure.


ANIMAUX : nos voisins, ne se mangent pas, ils ne nous mangent pas, sauf par erreur.

APPRENDRE : on le fait toute sa vie durant (ou du moins on devrait le faire), dans les deux sens, si on veut être un tantinet vivant.

ART : il y en a bien plus que 7. Pardonne l’existence de l’Humanité.

BONHEUR : fait de petites et grandes joies et de volonté. Ne s’atteint qu’en suivant une ligne de conduite morale, une éthique.

DORMIR : activité première.

ECRIRE : vivre. Transmettre.

ESTOMAC : à remplir régulièrement.

FAMILLE : ce qu’on a de plus précieux.

GARE : la nourriture y est abondante mais onéreuse. La foule y est oppressante mais salutaire.

GEEK : individu souvent intéressant, souffrant d’obsessions ludo-culturelles.

HOBB, ROBIN : exemple littéraire à suivre.

HUMAINS : 1. espèce absurde et grise parfois piquetée d’étincelles de lumière.
2. Trop crédules et manipulables, n’apprennent guère de leurs erreurs.

MER / MÈRE : douceur qui tient chaud au cœur.

METAL : voir Rock.

OURS : animal humanoïde placide qui fait de son mieux pour s’adapter aux bizarreries humaines.

OXYGENE : ce qui se respire et que les humains devraient veiller à conserver pur.

PÈRE : exemple.

PLANTES : base de toute vie et de toutes choses, nourriture, médecine, cosmétiques…

ROCK : musique qui fait vibrer le sang.

TRAIN : moyen de transport / véhicule moyennement arrangeant qui prend un malin plaisir à héberger des spécimens bruyants juste en face de toi, mais qui permet l’avantage non négligeable de pouvoir poser ses fesses quand la place n’est pas déjà fièrement occupée par un hot dog.

TRAVAIL : activité rémunérée à laquelle les humains sont obligés de s’adonner et qu’il vaut mieux choisir de manière à passer de bonnes journées.
 

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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 13:21

Je vous livre quelques fragments de pensées notés sur un papier durant les derniers mois de 2014. Je ne les développerai pas pour e faire des articles car je désire passer à d'autres sujets. Certains sont déjà écrits et seront publiés bientôt, d'autres sont prévus et il me reste simplement à les rédiger.

 

 

De nouveau ce besoin qui me picote le bout des doigts et rebondit contre mon cerveau. La fatigue et l’accumulation de facteurs désagréables ont produits sur moi une confusion teintée d’insatisfaction.
J’ai passé trois jours chez moi à dormir. Souffler un peu. Enfin. Se cacher du monde sous la couette.

 


Je suis sauvage. Je suis un animal qui respire, lutte, se remplit et se vide, aime.
Je suis un animal qui a plongé dans les abysses, s’est débattu dans la haine et regagné la réalité.

 


Pourquoi la fatalité s’abat-elle sur les meilleurs ? Nous sommes de bonnes personnes, des gens bons. Simples, tolérants, compatissants, généreux. Je veille à ne prendre que ce dont j’ai besoin et à ne pas semer le mal autour de moi. Elle est la meilleure d’entre nous, elle qui a guéri des enfants et des adultes toute sa vie durant, sans compter les heures dans sa carrière. Elle a soigné de tout son cœur, de tout son être. À son tour d’être soignée.
Voilà comment la vie nous remercie.

 


Se pencher sur la question suivante :
Pourquoi les hommes ont-ils le plus souvent les cheveux et ongles courts, tout en se laissant pousser barbes et moustaches, alors que la plupart des femmes aiment à porter les cheveux longs (sachant que le standard de beauté des cheveux est une chevelure longue, épaisse, souvent ondulée) mais doivent s’épiler tout le reste
du corps ?

 

 

J'essaie d'écrire malheureusement mes idées ne sont pas des plus cohérentes. Je débute un projet et puis je me lasse. J'en entame alors un différent, avec la ferme intention de maintenir un fil rouge murement pensé et soupesé. Et puis je révise mon opinion. Etait-ce bien là ce qu'il fallait écrire ? Il vaudrait mieux repartir à zéro. Bref n'avance pas. Mon voyage jusqu'aux tréfonds de moi-même n'est pas encore parvenu à son terme. Je ne sais pas encore ce que j'ai réellement envie d'exprimer.

 

 

J'appartiens à la race des bizarres. Je suis du genre à aller poster une lettre à 23 heure sous la pluie battante.

 

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28 septembre 2014 7 28 /09 /septembre /2014 10:42

Le 30/08/2014

 

Pourquoi écrire ? Quel est le sens de cette obsession à tout vouloir évacuer ? Je me pose la question et après vingts années de pratique je n'en connais toujours pas la réponse. Cela m'aide, c'est certain. Mais ça n'est pas tout. D'où me vient ce besoin de tout consigner, de graver ces moments pas forcément faciles et ces états d'âmes tarabiscotés ? J'écris assez bien parait-il, du moins ça vous plait, même si je suis rouillée comme un vieux moteur qu'on aurait stocké dans une rivière. Ce blog, et par extension ce carnet, c'est ma manière de m'exprimer, de me prouver que j'existe... de m'exercer aussi. Pour écrire vraiment. J'ai toujours raconté des histoires, c'est ce que je fais, ce que je suis. Peut-être n'y a t-il pas à chercher plus loin. Je suis une conteuse. Dans le magnifique livre L'épouse de bois (dont je vous reparlerai une autre fois) de Terri Windling, Crow, un personnage surnaturel, demande à l’héroïne qui elle est. Elle se met alors à lui débiter des listes de liens sociaux ou professionnels, ce à quoi il lui répond que ce sont justes des formes, il veut savoir ce qu'il y a en dessous, son essence. Plus tard, elle comprend et lui répond qu'elle est poétesse. Moi je suis une conteuse. Et j'espère ne pas avoir déjà dépensé mes dix meilleurs années (référence au superbe Le Vent se Lève, film d'animation d'Hayao Miyazaki). En quantité, peut-être, car comment comment rivaliser avec la bouillonnante effervescence des rêves d’enfants et des passions d'adolescentes ? En réalité j'espère que non, dans un sens... Et en qualité alors là, je le souhaite de tout coeur !

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 15:06

Le 26/08/2014

 

Comme une envie de déguster une pizza du p'tit camion de Boulouris, en écoutant les pins, sous l'odeur des cigales... Une brassée de vent salé, les pieds dans l'immensité bleue, chaleureux miroir du ciel infini et mystérieux. Comme une envie de revivre certains de mes meilleurs sentiments d'enfance...

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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 11:57

Le 22/08/2014

 

Ecrire.

Des mots. Trop de mots en moi. Des flashs. Des sensations. Des sentiments. J'ai besoin d'écrire. Quelques nouvelles idées me traversent. D'anciennes se bousculent dans ma cervelle. Mon cœur est gonflé et surchauffe. Me vider de mes mots, vite. J'ai besoin d'écrire !

 

Pourquoi je n'ai pas de carnet ?

 

Il me faut un carnet.

 

Je vais acheter un carnet.

Joli. Ou pas. Ecrire les mots. Pour me sentir en ordre. Je n'ai jamais le temps. Mais là. A la gare. Je regarde l'heure. J'ai le temps. Ecrire. Acheter un canret. Et un nouveau stylo.

 

Librairies de gare... Relay... Pas de coin papeterie. Non ! J'en ai besoin. Tout s'entrechoque, c'est l'agitation des neurones, le point de fusion des émotions.

 

Éclair de génie. La Fnac !

Ils ont des carnets ! Soulagement.

 

Je m'agenouille devant le rayon, contemple les différents carnets, les compare... Taille des carreaux, sans carreaux, toucher du papier, couleur de la couverture... J'hésite, je tate. J'en choisis un noir, format A5, ligné ; je sélectionne deux stylos avec. Un quatre couleur et un bille noir, qui glisse bien. J'aime quand ça glisse. L'encre coule sur le papier comme si elle savait que c'était sa place. La place des mots est à l'extérieur des êtres.

 

Eh bien je suis contente : j'ai un beau carnet pour écrire dans le train. Une pensée pour Tenshi, même routine à l'autre bout du pays.

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 22:03

Maintenant je connais le diable.

 

Il se déguise sous une apparence que je n'aurais pas soupçonnée. Tout le monde le connait en réalité. Il est là, sous nos yeux. Mais on ne se rend compte que c'est lui que lorsqu'on le rencontre, quand on se le prend en pleine face. Avant qu'il s'attaque à ma famille, je ne savais pas que c'était lui. Courant, presque banal, parfois mis en scène... on entend beaucoup parler de lui. On sait que c'est horrible mais on n'ose pas trop y songer. Plus le diable se tient loin de nous, mieux on se porte !

 

Le diable. Cette fatalité qui te frappe sans prévenir. Qui te laisse sans voix. Désemparé. Quand le diable assène son premier coup, on ne comprend pas réellement ce qui est en train de se produire. Il faut du temps, du temps pour se rendre compte que son emprise est fermement assise sur vous. Le diable a le bras long.

 

Lorsque tu as enfin compris, il est trop tard. Mais de toute façon il est trop tard depuis le début car on ne peut rien faire pour le contrer. Bien sûr on se bat et on le repousse. Mais il sera toujours là. C'est le diable car on ne peut s'en débarrasser définitivement.

 

Une rage mêlée de peine traverse et brûle mes veines de le savoir présent. Je suis triste, je suis en colère, et ma colère et ma tristesse ne mènent à rien. Pas de solution pour qu'il disparaisse en nous laissant tranquille. Rien à faire. Le fatum : le diable. Injuste, injuste, c'est vraiment injuste ! Il s'attaque aux meilleurs, à ceux qui ont déjà donné leur part de galères. Pourquoi s'en prend t-il à nous ? Il n'y a pas de réponse.

 

Le diable sème la souffrance et le vide. On a l'impression de se cogner contre un mur haut et infranchissable. Aucun détour possible, il faut l'affronter pour ne pas finir consumé.

 

J'enrage de ne rien pouvoir faire à part tenter de continuer à vivre normalement. Il est là et le monde continue de tourner rond alors qu'il ne devrait pas ! J'enrage de savoir que tu dois subir des souffrances physiques et morales. Je voudrais pouvoir aspirer le mal et l'endurer à ta place. Mais c'est impossible. Le diable a décidé que ça serait toi et on négocie pas avec lui.

 

J'enrage de savoir qu'il se niche en ton sein, se nourrissant de toi. J'aimerais le pulvériser, l'envoyer loin de toi ! Mais toi seule peut l'éjecter. Je t'envois ma rage, ma colère pour te donner l'énergie de l'envoyer valser. Je t'envois ma force et mon espoir pour le narguer de loin. Je t'envois ma bonté, ma pureté, mon innocence pour le maintenir au loin. Qu'il ne s'approche pas ! Tu es à moi, à nous, et pas à lui ! Qu'il aille se faire voir, avec son lot de douleurs ! Dégage de nos vies, diable !

 

Cela va arriver : tous ensemble on va t'aider à lui faire ravaler son orgueil et même le vaincre totalement ! On va devoir être patients. Et remplis d'espoir. On ne remporte pas la victoire contre le mal armés de haine. Elle peut servir de moteur mais pas davantage. Notre joie sera notre force, t'inquiète. Rions, ça l'affaiblira.

 

Quand je suis perdue, j’exorcise ce qui me ronge avec les mots. Je me libère d'un poids. Donne moi tes douleurs, je les prends et je m'en décharge par l'écriture. Quand j'étouffe, il me suffit de saisir mon clavier ou un carnet et je recouvre des forces. Les mots m'aident, ils peuvent t'aider aussi. Parle moi, parle moi sans cesse, j’emmagasine tout. Je le peux. Je suis une tour. Une tour plus solide et plus haute que le mur, alors appuis toi sur moi.

 

On va écrire un récit. Il était une fois une femme forte. Cette femme vainquit le diable. Point.

 

Et on l'écrasera autant de fois qu'il le faudra.

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Le Journal

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Qui Suis-Je ?

  • Hyatt
  • ~ Douce folie ~ Naturelle sérénité ~ Sensuelle candeur ~ Amoureuse passionnée ~ Réaliste révolutionnaire ~ Désinvolte adulte ~ Dévouée amie ~ Rancunière enfant ~ Geekette déjantée ~ Esprit libre ~ Étrange drôlerie ~ Joyeuse rêveuse ~

[Tuto] Repérer et identifier une Hyatt sauvage

Carte d'identité : Hyatt, 1/4 chatte, 1/4 ourse, 1/4 rêve, 1/4 humaine.

Activités : faire le moins possible de mal durant son existence.

Peut être appâtée par : de la nourriture, un mot doux, un livre, du papier et un crayon, une séance de ciné, un jeu (plateau, carte, vidéo, de rôle...), un animal mignon, un dragon.

Se rencontre : généralement sur un canapé, dans un lit, derrière un ordinateur, dans la nature le plus près possible des arbres et/ou des étendues d'eau.

Se reconnait : à son tatouage en forme de rose sur la nuque et son labret (piercing au menton).

Un Truc À Chercher ?

Remerciements

Merci à vous tous de me lire et de parfois prendre le temps de me laisser un commentaire, ça me touche toujours beaucoup. Merci à mes lectrices et lecteurs d'un jour ou de toujours, que vous vous soyez manifestés à moi ou que j'ignore que vous me lisez.  

 

Il est vrai que j'écris avant tout pour moi-même, mais également pour vous un petit peu... Alors à vous tous que j'aime tant, qui réussissez à me supporter et me faites compter parmi vos proches, je vous dédie ce blog. Je vous dédie mes mots à tous.

 

 Merci.