24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 16:26

J'ai toujours écrit ou raconté des histoires, aussi loin que remonte ma mémoire, depuis aussi longtemps que mon esprit s'est forgé. A moins que les bébés et tout petits enfants possèdent leur imagination ? Je n'en sais rien car je ne m'y connais guère en nourrissons, et puis voilà que je digresse déjà. Breeef. Les histoires, les mots, l'écriture, tout cela fermente dans mon imagination, et si j'ai laissé se gâter et de déliter mon talent depuis sept années, je suis sur le point de réparer mon erreur. Je suis rouillée, à moi de retrouver mon vocabulaire et mon savoir en orthographe, à moi de renouer avec mon style émoussé et de l'améliorer. Je suis prête à souffrir un peu afin de laisser naître des personnages de moi, car j'avais raison il y a sept ans lorsque j'ai songé " écrire c'est souffrir, ne plus écrire c'est souffrir davantage ". Un lourd - mais néanmoins enivrant - travail m'attend. Etudes de dictionnaires, beaucoup de lecture (je suis en bonne voix depuis l'an dernier) et écriture sans relâche, même si c'est mauvais et que je dois jeter le produit de mes efforts par la suite. Ma conception personnelle de l'écriture est la suivante : plus on pratique, plus on adore cela et plus on y excelle. Mais il faut donner de soi, c'est bien cela qui m'avait détourné de ma voie lorsque à ce moment pivot de mon existence j'ai choisi de repousser les mondes imaginaires à la faveur de l'amour, de l'amitié, des études de Lettres et du début de l'âge adulte. (Vous vous en souvenez peut-être si vous suivez ce présent journal depuis le début.) Je chéris l'année 2008 comme l'une des plus précieuses mais je crois avoir trop dévié de moi-même aujourd'hui. Et depuis trop de temps je tergiverse, je griffonne puis change d'avis, je commence puis abandonne... grâce à mon aimé et son coup de pouce, je suis de retour.

 

Lorsque, enfant, ma grand-mère et ma tante me gardaient, cette dernière me racontait des histoires sur mes peluches. Que faisaient-elles en mon absence ? (Comme je dis toujours, Toy's Story a toujours copié sur ma tatie !) Et puis très rapidement, haute comme trois pommes, c'est moi qui me suis mise à raconter les histoires. Je faisais vivre des aventures incroyables à mes peluches humanisées. Peu à peu j'ai couché sur le papier les péripéties de mes personnages, tant sous forme d'ébauche d'histoires que de bandes-dessinées. Je me revois encore, le front plissé de concentration et le sourire aux lèvres, sagement attablée, en train de tracer au crayon à papier des carrés dans mes cahiers, pour ensuite y dessiner des petites scènes et enfin venir colorier le tout avec un soin affectueux. Je possède toujours ces " BD " et leur trop grand sérieux, les listes improbables qu'elles contiennent, l'obsession de mes persos pour leur âge (j'ai 7 ans, j'ai 7 ans et demi, maintenant j'ai 8 ans...), tout cela me fait sourire aujourd'hui. Ce sont des affabulations sans queue ni tête d'enfant, bien entendu.

 

Loulou ma souris, sa famille et ses amis ne constituaient pas le seul terreau de mes mondes imaginaires. C'était simplement le seul univers dont j'ai gardé une trace palpable. Jamais je ne cessais de me raconter toutes sortes d'histoires diverses et variées, dont je serai incapable de ne retenir aujourd'hui qu'une sensation diffuse qui échappe au filets de ma mémoire lorsque je tente de me concentrer dessus. Néanmoins quelques impressions, paysages, détails demeurent depuis toujours gravés en moi sans que je sache pourquoi. Je vous les confierai peut-être un jour, mais pas aujourd'hui.

 

En grandissant je me suis un peu détournée de mes peluches mais mon caractère méticuleux m'a fait écrire des dizaines de fan-fictions différentes à propos de la série Buffy contre les vampires, parfois contenant des vampires uniquement. Histoires de fantômes, de sorcières (voir même sortilèges de sorcière !)... tout ce qui pouvait enflammer mon cœur. A l'âge de 14 ans j'ai découvert le britannique Tolkien avec Le Seigneur des anneaux (bien que j'avais déjà visionné, petite, le mauvais dessin animé de Bakshi) ainsi que l'américaine, enfant de l'Alaska, Robin Hobb avec la saga L'Assassin Royal... Ce fut un coup de foudre total et complet que jamais rien n'égalera. Et je suis tombée dans le fleuve épique, féerique et sauvage de la fantasy, jusqu'à m'y noyer quelques années plus tard.

 

Avec passion, je me suis attelée à la rédaction d'une histoire, dessins et coloriage des cartes de son monde y compris, que j'achevais la même année ou peut-être à mes 15 ans, ma mémoire flanche un peu sur ce point. Un pimpant cahier orange de 180 pages, feuilles blanches à grands carreaux, reliées par des anneaux sur le dos. Tout entier remplit de lignes noires et de passions d'adolescente. Il y était question de dragons protecteurs du monde, de cristaux magiques et maléfiques, de héros tourmentés et de nobles et dangereuses quêtes. Une histoire très mauvaise, bien entendu... mais au moins achevée, et je retirai une grande fierté de ce fait avéré.

 

A mon entrée au lycée, j'eus une période poèmes. Rien de bucolique ou romantique je vous rassure, il s'agissait plutôt d'un mauvais style sombre et provocateur, un Renaud gothique et gore mais en mauvais ou un Gainsbourg de 15 - 16 ans, en somme. (En les relisant aujourd'hui j'ai l'impression d'avoir été une adolescente un peu dérangée...) En parallèle je consacrai un peu moins de temps à tous mes vampires, fantômes et sorcières car mon univers de fantasy prenait le dessus, pour bientôt m'accaparer. Je dut cesser mes journaux intimes à peu près à cette époque là aussi. Je piochais certains éléments et certains personnages de mon histoire de cristal afin de servir mon nouveau projet. Je créais tout un monde, avec sa géographie, ses coutumes, ses habitudes alimentaires, ses gouvernements, ses créatures fantastiques, ses magies... Plusieurs personnages devinrent des extensions de moi-même. Rapidement, ce monde prit en proportions telles que je me penchais davantage à en délimiter et agrandir les contours plutôt que de rédiger des histoires en elles-mêmes.

 

C'est là que ma sœur, ma meilleure amie, ma confidente, intervint. Elle aussi démiurge d'un monde médiéval fantastique, nous décidâmes de mêler nos deux créations. Honnêtement je ne me rappelle plus exactement à quel moment nous avions commencé cela. 16 ; 17 ou 18 ans ? Ensemble, nous étions capable de passer la journée à écrire, et souvent nous écrivions, en plus, séparées, chacune de notre coté, des "annexes" à rajouter à notre saga dès nos retrouvailles le lendemain. Il en a résulté des dizaines, des vingtaines de classeurs grands formats à deux anneaux bourrés à craquer, sans compter tous les cahiers supplémentaires, ni l'avancée de nos mondes séparés. Il résulte de cette quantité effarante de papiers noircis quelques bonnes idées et quelques bons passages d'actions ou d'écriture. Et également un désintérêt de deux jeunes femmes pour la vie réelle... Nous avions manqué beaucoup de journées d'école à cause de notre passion dévorante, et si cela ne nous empêcha pas d'obtenir notre Bac du premier coup ni de chercher à exercer une activité après cela, j'atteste pour ma part avoir beaucoup souffert à cause de ma trop grande immersion dans ce monde, à cause de la confusion qui s'était établie entre mes persos et moi. je ne parvenais plus à les délimiter de moi, je ne savais plus qui j'étais et je croyais être eux tous à la fois.

 

Et puis, nous avons grandit, nous nous sommes un peu brouillées je crois, et je pris conscience un beau jour devant ma feuille de papier que je ne pouvais plus. Je ne pouvais plus continuer à donner autant de moi-même dans cette entreprise onirique. A 21 ans (à moins que ça soit 22 ?), je quittais mon monde pour le vôtre, celui qu'on semble appeler réalité. Et puis vous connaissez la suite, amour, amitié, études... Je n'ai plus rien écrit depuis à part quelques brouillons, plusieurs débuts de nouvelles, mes deux blogs et des RP sur des forums. Dorénavant je pense avoir la maturité pour écrire une véritable bonne histoire, la question est de savoir si ma passion et ma vive imagination ont résisté aux coups et déceptions inhérents à l'âge adulte. Nous le verrons bien, mais je suis prête à travailler et j'ai en ce moment le temps nécessaire pour commencer sérieusement cette nouvelle entreprise. Tout ce que j'accepte de vous révéler c'est qu'il ne s'agira pas de fantasy, mais pas non plus de quelque chose de " réaliste " ! A part cela je pense qu'il y a une ou deux, maximum trois nouvelles que je vais tâcher d'achever en plus.

 

Le mot de la fin : voilà j'écris et j'ai encore oublié de prendre mon repas, en plus de la faim, j'ai froid. Quand je me plonge longuement dans l'écriture, j'oublie tout ce qui se déroule autour de moi, j'oublie de manger et je finis par avoir très froid. Je me souviens d'un doux soir d'été où ma mère m'a trouvée en tapoter fébrilement à mon clavier, les mains dans mes mitaines et le corps emmitouflé dans mon manteau ! " Complètement ravagée ma pov' fille ! " Hahaha, j'en ris encore ! Ordinairement l'inspiration me vient surtout la nuit, mais je réussis à écrire de jour aussi. Je suis assez pointilleuse sur les stylos et les feuilles, même si à présent je n'écris quasiment plus qu'à l'ordinteur car je tape au clavier bien plus rapidement que je trace des signes sur le papier, et ainsi j'arrive à peu près à suivre le rythme de mes pensées ! Bon, je vais aller manger un peu avant de m'y remettre, mais pas à mon blog... ;)

 

PS : Je ne cesse de vous entretenir de ma relation avec l'écriture... je vous en parlais déjà dans tous ces articles :

> Réflexion  (un des premiers articles de ce blog... d'ailleurs j'ai fait du chemin depuis le Préambule...)

> Comment j'écris ?

> Je crois que je vais me remettre à écrire... (j'ai mis le temps !)

> Ca m'appelle

> Pourquoi écrire ?

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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 16:33

Moi j’ai un problème avec la nourriture. Léger. Sans avoir jamais souffert d’anorexie ou de boulimie, j’ai connu des périodes de rejet puis de gourmandise trop accrue pour la nourriture. Enfant, je ne mangeai quasiment rien car j’avais peu d’appétit et peu d’aliments savaient émoustiller mes papilles. Ma corpulence squelettique se remarquait beaucoup, et l’adolescente s’est formée sans graisse et sans formes. Depuis toute petite je clame mon désir d’être végétarienne. Dévorer d’autres êtres vivants m’a toujours paru cruel. Mais lorsqu’on est un enfant, on écoute les paroles de nos aînés.

C’est seulement à l’âge adulte que je me suis découvert une passion pour la nourriture (lorsque j’ai commencé à prendre la pilule, doit-on y voir une coïncidence ?) et que j’ai un peu mis de côté ma sensibilité. Miam les hamburgers dégoulinants de sauce, les hot dogs, les pizza bolognaises de haché de viande à l’oignon. Miam les bons ptits plats de maman tels croque-monsieur, tomates farcies. Et les restes de poulet de la veille, engloutis froids le lendemain avec de la mayonnaise. En soirée avec des potes, des roulés jambons-fromages, des feuilletés à la saucisse… La viande est omniprésente dans les repas de notre époque. Surtout dans notre pays. En France, la tradition de la viande et du fromage est très présente. Beaucoup de gens ont l’habitude de consommer de la viande à chaque fois repas car pour eux, elle constitue la base de l’alimentation. Le reste n’est qu’accompagnement. Voilà peut-être la raison pour laquelle pour le végétarisme ne passe pas inaperçu dans notre pays, la norme y étant d’être carnivore. En Inde, il y a beaucoup de végétariens par exemple. Cela dit, je suis chanceuse car je ne me suis jamais prise la moindre réflexion sur mon régime alimentaire.

Revenons à nos moutons égorgés. Jeune adulte, je suis insouciante et gourmande. Désinvolte je pense sincèrement qu’il ne faut pas faire trop de manières et qu’on ne va pas mourir de manger du fast-food, de manger trop souvent trop gras, trop salé, trop sucré, trop épicé, trop chocolaté. Oh hein ce n’est pas si grave faut arrêter ! Mon goût est très développé pour tous les plats à base de tomates, de pommes de terre et de fruits aux chocolat. Je me fais plaisir et mange sans compter les calories. De toute façon je ne prends pas de poids. Les chips et les mars, c’est trop bon ! Et que dire de ces succulentes pâtisseries ? De toute façon les fruits et légumes sont fades et ne tiennent pas au ventre.

Dans un passé plus récent, la nourriture est devenu un refuge et un réconfort. La vie adulte n’est pas chose si aisée et les déconvenues sont si faciles à noyer dans la nourriture. Même si j’avais déjà pris de bonnes résolutions afin de mieux manger, plusieurs fois, je mangeais trop. Bien trop. J’étais capable de me goinfrer, d’ingurgiter le plus possible de nourriture jusqu’à en avoir mal au ventre. Bien vite cette douleur à l’estomac m’a ravie et je n’ai eu de cesse de la rechercher. J’avais besoin de sentir mon ventre gonflé à bloc, tendu par un trop-plein d’aliments. J’aimais me sentir trop pleine à l’écœurement. J’avais mal au ventre et je me sentais bien. Cette sensation m’était devenue indispensable. J’ai pris quelque kilos mais je n’ai jamais dépassé les 62. Chanceuse que je suis. Ou peut-être pas. Car forcissant peu, je ne me rendais pas forcément compte de tout ce que je dévorais et continuais donc mes orgies de nourriture. Attention on ne peut tout de même pas parler de boulimie. Je ne compare pas ma petite obsession à cette maladie sérieuse dont souffrent beaucoup de personnes. Je n’étais pas malade, loin de là, seulement gourmande, un peu déprimée et un peu masochiste.

Puis mes vieilles idées me sont revenues et je me suis longuement documentée sur le sujet. La surconsommation de viande est véritablement effrayante. Pour notre santé et celle de la planète, il faut diminuer cette pratique. J’ai commencé naturellement à faire ma part en décidant de ne consommer de la viande qu’une seule fois par semaine. Si tout le monde procédait ainsi, il y aurait bien moins de pollution et bien moins de gâchis de végétaux… alors que tant de pays auraient besoin d’un coup de pouce pour nourrir sa population. La démographie augmente mais la production de viande ne peut pas être plus importante. Cette industrie extrêmement polluante consomme déjà trop de ressources et d’énergies. Les végétaux et l’eau donnés aux bêtes pourraient nous servir, évitant l’élevage et l’abattage de millions de bêtes, évitant l‘émission de quantités incroyable de CO2. Perte de ressources et de temps. Pollution de l’atmosphère. C’est absurde et il faut s’en rendre compte. Trier ses déchets c’est bien mais ce n’est pas cela qui sauvera le monde. Si plus de monde boycottait le commerce de la viande, les politiques se pencheraient peut-être un peu plus sérieusement sur les épineuses questions du gâchis alimentaire, de la pollution et du fait que cette industrie fonce droit dans le mur. Elle est insuffisante pour nourrir tout le monde alors que la population augmente. Il faut envisager d’autres méthodes.

Je poursuis mes recherches et ce que je trouve me révolte. Des animaux qui ne voient jamais la lumière du jour, parqués à plusieurs dans des cages minuscules, mutilés pour certaines races pour ne pas qu’ils se suicident ou simplement se blessent car leurs plaies s’infecteraient immédiatement. Des animaux qui sont traités comme des objets inanimés, frappés, jetés comme des paquets dans des camions, effrayés par l’odeur de mort de leur congénères qui n’ont pas tenus le choc. Des animaux qui sont rarement étourdis avant d’être tués (perte de temps) et qui agonisent durant de longues minutes, commençant parfois à être découpés alors qu’ils tressaillent encore. C’est moche. Vraiment. Je refuse de participer à cela et de donner mon argent durement gagné à cette industrie irrespectueuse de la vie. C’est décidé j’arrête la viande. 2014 débute et je ne touche plus un seul morceau de viande.

Sans compter les conditions sanitaires de cette industrie. Les animaux sont bourrés de médicaments et ont peur toute leur vie. Je ne pense pas que cela produise quelque chose de sain à mettre dans son corps à soi. Quand les pauvres gens qui travaillent là-dedans se blessent, croyez vous que la viande souillée de sang soit retirée ? Non, il ne faut pas perdre d’argent. Quand la viande est moisie, véreuse, elle n’est pas ôtée non plus. Hachée avec les os et les nerfs dans un plat en sauce, on n’y voit que du feu. Je crois que tout le monde vaut mieux que cela, que personne ne mérite de manger aussi mal.

Petite parenthèse : la viande, et surtout l’abus de viande peut devenir mauvais pour la santé. La viande (tout comme les produits laitiers) peut acidifié l’organisme, favorisant toutes sortes d’infections et de maladie cardio-vasculaires par exemple. Alors de la mauvaise viande…
D’autant plus que si les protéines nous sont vitales, le mythe des protéines animales est à effondrer. Nous trouvons toutes les protéines dont nous avons besoin dans toutes sortes d’autres aliments, et souvent les plus carencés en protéines sont des omnivores qui ne mangent pas équilibrés.

Ma décision d’être végétarienne fut d’abord politique (et sanitaire) vous le comprenez bien. Impact sur l’environnement, boycott d’une industrie sale et amorale qui produit de mauvais aliments et qui conduit les générations futures au bord du précipice.
Et puis il y avait dès le début bien sûr une compassion très importante pour tous ces êtres vivants privés de dignité, de confort et de leur vie même pour satisfaire des estomacs qui pourraient trouver leurs besoins ailleurs.

Consommer de la viande est cruel, mauvais pour la santé, pollue et favorise une industrie destructrice. Quelles seraient les bonnes raisons de manger de la viande ?
Le goût ? Personnellement je ne trouve pas le goût si intéressant, du reste la viande ne m’a pas manqué une seule seconde et ce ne fut absolument pas difficile d’arrêter. En outre, le goût reste tout de même une question bien égoïste à mon sens. Même si j’avais trouvé cela délicieux, je me serai battue pour suivre ce que mon cœur et mon éthique me soufflaient.
L’énergie ? Manger des fruits et légumes bio, des légumineuses, des pommes de terre, des céréales… tout ces aliments apportent bien plus d’énergie, en plus d’être meilleurs (selon moi) et de se digérer bien plus facilement !

Longtemps j’ai pensé que des animaux ayant bien vécus et étant abattus avec respect et le moins de douleurs possible, c’était ok. Après tout je ne condamne personne. Et puis j’ai finalement revu mon opinion là-dessus également. Je suis devenue anti-spéciste, comme on dit.

Le spécisme consiste à tout trier et tout hiérarchiser. Par exemple : le patron est supérieur à ses employés, l’Homme est supérieur à l’animal, certains animaux valent plus que d’autres du coup certains peuvent être réduits en bouillie mais on s’insurge lorsqu’un coup est donné à un autre, l’homme est supérieur à la femme, l’adulte est supérieur à l’enfant, le professeur est supérieur à ses élèves, le blanc est supérieur au noir, etc etc… Ça aussi c’est moche. Je considère que toute vie est sacrée, qu’elle appartienne à un humain ou un animal et que les animaux, sans exception, ressentent des émotions, ressentent la douleur et ont envie de vivre. Vous trouverez sur le net des foules d’exemples d’animaux montrant de l’empathie, d’animaux ressentant la douleur, d’animaux préférant ressentir de la douleur pour survivre (se couper une patte pour s’échapper d’un piège), d’animaux démontrant des preuves d’intelligence… etc etc…

Vous me direz que les animaux ne sont pas aussi intelligents que les humains, qu’ils ne peuvent pas construire des villes par exemple. Même s’ils sont moins intelligents, est-ce une raison pour les tuer ? Est-ce qu’on tue les handicapés mentaux sous prétexte qu’ils sont moins intelligents ? Les fourmis construisent des villes. Les handicapés mentaux, tout comme beaucoup d’humains, ne construiront ni villes, ni train, ni tour, ni ordinateurs, ni fusées. Doit-on les tuer car ils ne possèdent pas cette faculté ?

Vous me direz que les animaux se mangent entre eux. Certes, mais ils ne se torturent pas. Et ils font aussi beaucoup d’autres choses qui sont immorales pour les humains : inceste, viol, ne pas enterrer ses morts... Les animaux sont différents des humains, c’est une évidence et tout le monde le sait bien. Ce n’est pas une raison pour faire comme eux. Ils sont vivants et arpentent la même planète, leur différence ne doit pas constituer une raison de les tuer. Sinon on tue les asiatiques car ils ont une peau différente ? Les marginaux qui ne pensent pas comme la majorité ?

Mais alors l’Humain est supérieur aux animaux puisqu’on a développé un sens moral ?
Moi, je crois que toute forme de vie est égale à n’importe quelle autre forme de vie. Je ne mange pas d’animaux et je les respecte comme je ne mange pas d’humains et les respecte. Après, c’est une question délicate sur laquelle on peut débattre. De toute façon, même si on admet que l’Homme est supérieur à l’Animal, est-ce une raison pour le tuer ? L’Humain supérieur ne devrait-il alors pas prendre ses responsabilités aux sérieux et s’élever ? Protéger ces formes de vie au lieu des les asservir, les décimer, les maltraiter et les manger ? Moi, pour conserver ma dignité et pouvoir me regarder en face dans le miroir, je ne souhaite être responsable d’aucune mort. Surtout pour des raisons aussi futiles que quelques minutes de satisfaction de papilles gustatives.

Par le passé, l’Humain a mangé beaucoup de viande, cela à permis à l’homme préhistorique d’évoluer.
Oui bien sûr. C’est vrai, je suis d’accord avec cela.
Seulement, aujourd’hui, non seulement des études tendent à montrer que l’Humain est peut-être fait pour être végétarien, mais en plus, nous n’avons plus besoin de consommer de la viande. Nous pouvons être en bonne santé avec un régime alimentaire végétarien ou végétalien (Attention toutefois car un régime végétalien ne peut pas convenir à tout le monde, certains possèdent un organisme qui assimile mal les fruits et le cru, ces personnes là risquent leur santé avec un régime végétalien ou vegan.). Nous, Occidentaux, jouissons d’un tel luxe que ça en devient écœurant. Prenons nos responsabilités et cessons de profiter, profiter, toujours profiter.

Et là le troll dit, oui mais si on ne mange plus de viande, les animaux disparaissent.
C’est idiot. Il y aura toujours des gens pour manger de la viande et je respecte cela. Il y aura toujours besoin de bêtes pour les produits laitiers. Il faut réduire cette consommation, réaménager les espaces. Les bêtes qui ne naissent pas ont plus de chance que celles qui naissent pour cette « vie » qui s’achève bien vite dans une assiette. De plus il ne faut pas redouter le changement. Le changement c’est la vie. Et j’ai déjà donné mon avis sur cette industrie qui se casse le nez. Elle doit changer.

Et là le troll puissance mille dit : et les légumes sont vivants aussi.
Honnêtement, si tu compares une vache à une carotte, retournes en cours de biologie. Prendre le fruit d’une plante, ce n’est pas ni la blesser ni la tuer, et la plante ne possède aucune sentience. Mais tout le monde est suffisamment intelligent pour comprendre n’est-ce pas ?

Posez moi toutes les questions que vous voudrez, j’aurai une réponse. Je ne me considère nullement supérieure ni ne souhaite donner des leçons. Je partage mon point de vue et mes idées mais je n’oblige personne à faire comme moi. C’est simplement que j’ai beaucoup réfléchi à ce sujet et qu’il existe vraiment tout un tas de raison pour ne pas manger de viande.

En changeant de régime alimentaire et en y intégrant une part de bio, j’ai redécouvert le goût de beaucoup d’aliments. Et lorsque je me préparais mes repas (actuellement, travaillant à Paris, je n’ai plus le temps) sans viande j’ai perdu facilement du poids, sans faire d’efforts puisque je mange toujours du chocolat. Je me sens très légère, je digère mieux. Arrêter le lait et réduire le fromage contribue aussi à ce bien-être. Je crois aussi dorénavant que c’est pas anodin de faire digérer quelque chose à notre corps. Il faut apporter un minimum d’attention à ce qu’on lui apporte pour le conserver en bonne santé. Et quoi de plus gratifiant que de rester fidèle à son éthique ?

Après, je ne suis pas parfaite, je mange encore du poisson d’élevage. 

Je mange toujours en terme de quantité, et m^me si j'aime sentir un léger poids dans mon estomac, j'arrête avant d'avoir délicieusement mal.

J’ai fait un effort, je ne pense plus m’empoisonner et je suis contente de mon éthique et ma compassion. C’est tout ce que je souhaite à chacun d’entre vous.


Et vous, quel est votre rapport à la nourriture ?
Vous êtes-vous déjà poser des questions (sans pour autant l’envisager) sur le végétarisme ?

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Le Journal

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Qui Suis-Je ?

  • Hyatt
  • ~ Douce folie ~ Naturelle sérénité ~ Sensuelle candeur ~ Amoureuse passionnée ~ Réaliste révolutionnaire ~ Désinvolte adulte ~ Dévouée amie ~ Rancunière enfant ~ Geekette déjantée ~ Esprit libre ~ Étrange drôlerie ~ Joyeuse rêveuse ~

[Tuto] Repérer et identifier une Hyatt sauvage

Carte d'identité : Hyatt, 1/4 chatte, 1/4 ourse, 1/4 rêve, 1/4 humaine.

Activités : faire le moins possible de mal durant son existence.

Peut être appâtée par : de la nourriture, un mot doux, un livre, du papier et un crayon, une séance de ciné, un jeu (plateau, carte, vidéo, de rôle...), un animal mignon, un dragon.

Se rencontre : généralement sur un canapé, dans un lit, derrière un ordinateur, dans la nature le plus près possible des arbres et/ou des étendues d'eau.

Se reconnait : à son tatouage en forme de rose sur la nuque et son labret (piercing au menton).

Un Truc À Chercher ?

Remerciements

Merci à vous tous de me lire et de parfois prendre le temps de me laisser un commentaire, ça me touche toujours beaucoup. Merci à mes lectrices et lecteurs d'un jour ou de toujours, que vous vous soyez manifestés à moi ou que j'ignore que vous me lisez.  

 

Il est vrai que j'écris avant tout pour moi-même, mais également pour vous un petit peu... Alors à vous tous que j'aime tant, qui réussissez à me supporter et me faites compter parmi vos proches, je vous dédie ce blog. Je vous dédie mes mots à tous.

 

 Merci.