Lorsque la conteuse met son cœur à nu devant vous... Etats d'âmes, tranches de vie, réflexions, revues ludo-culturelles, engagement pour la Planète et un mode de vie non-violent.
Aujourd'hui j'ai eu envie de jouer, alors je me suis servi du site http://www.zulma.fr/atelier-ecriture.html comme l'avait fait Tenshi dans son blog. [ link ] Le problème c'est que mon imagination est partie dans tous les sens et le texte s'est révélé incompréhensible sans ajouts. Je me suis bridée dans mes intromissions pour conserver le format d'un texte court et mystérieux. Je vous fais partager le résultat, j'espère que ça vous plaira de le lire. (Yrwen tu devrais essayer aussi ^^)
L'animal étendu maintenait une jeune enfant entre ses pattes, qui d'ailleurs ne semblait se formaliser outre mesure de cet état de fait... En y regardant de plus près, je m'aperçu que la fillette se léchait le dos d'une main à la manière d'un chat... N'importe qui aurait senti une peur irraisonnée de cette étrangeté lui nouer le ventre, mais pas moi.. Cette vision m'effraya pour une toute autre raison, car c'est à ce moment que je compris : la jeune enfant n'était reliée à rien dans ce monde... Donc, jamais elle ne recevrait d'affection de la part de mes congénères humains : ils craignaient bien trop le bizarre. J'eus alors soudainement envie de la pousser dans le vide et de me laisser tomber à sa suite, la suivre dans son monde et prendre soin d'elle... oh oui cette fuite serait un véritable délice !
Bien évidemment, je ne pouvais faire une telle chose, et je ne le fis pas. En revanche, je continuais mes promenades nocturne sur la falaise quotidiennement. Et tous les soirs, se tenaient le grand animal et l'enfant aux attitudes féline. Tantôt elle frottait son nez contre celui de son protecteur en émettant un drôle son qui devait correspondre dans son esprit à un ronronnement, tantôt elle gambadait vraiment trop près du bord, comme si elle savait que je voulais la pousser, comme si elle me narguait... Vas-y si tu l'oses !
Si seulement elle avait eu conscience que c'était pour son bien.
Personnellement, j'ai toujours souffert d'une paresse exacerbée. Sortir avec des amis pour ingurgiter de l'alcool en commentant la journée, non merci. Alors je préférais passer mes soirées en compagnie de mes livres chéris. De la lecture on en vient souvient à l'écriture, cette attente éternelle d'une aventure....C'est ainsi que je me mis à effectuer cette ballade en pleine nuit. Quoi de mieux pour trouver l'inspiration que de flâner le nez au vent, les yeux dans les étoiles, l'esprit à la recherche de quelque phénomène insolite ? A mon retour, je m'atelais à la tâche, fébrile, le crayon crissant contre le papier. Dans l'espoir de faire naitre quelque chose. Toute seule.
La journée, je devais bien travailler, comme tout le monde. Mais seulement pour gagner un peu d'argent. Il faut bien manger pour entretenir sa sagacité et sa vivacité mentale. Mon métier ? Mais quelle importance ? J'avais à peu près tout testé des emplois ingrats et monotones. Tant que ça n'était ni fatiguant ni compliqué, je prenais. Mais de toute façon je ne nourrissais aucun but, aucune ambition, autre que celle de tromper mon ennui en affabulant et en démabulant toutes les nuits. Mon existence n'aurait pas eu davantage de sens, puis que le problème, c'était précisément ma personalité... Le pire, c'est que j'ai toujours été animée de cette détestable volonté de bien faire, de plaire à ceux qui de toutes façon ne me comprennent pas. Alors que seuls les voyages auraient du m'importer...
Finalement j'aurais certainement du pousser cette fillette dans le vide et sauter avec elle. Qu'est-ce qui m'a retenu ? Je ne le sais pas encore... et vous ?
Voilà comment se construit une histoire, il suffit d'écouter ses rêves les plus nébuleux, sans jamais se poser de barrière mentale. Plus vous essaierez de réfléchir à qu'elque chose d'intelligent, moins cela fonctionnera.. Et si vous croyez assez fort au pouvoir de l'imaginaire, vous aussi vous pourrez courir après des fillettes à l'esprit de chat pour oublier l'espace d'un moment votre quotidien absurde.